Description

Trajet / Roadmap

Cliquez sur ce lien pour voir notre Google map

Liens

Kirghizie

Vendredi 3 octobre 2008

23 septembre 2008

Naryn... une petite bourgade perdue dans la montagne de laquelle nous avons espere passe le fameux col du Torugart. Apres une bonne nuit de sommeil dans une guesthouse ou le language des signes fut de rigueur, nous avons cherche les dernieres nouvelles sur l ouverture du col. Il faut savoir que le col du Torugart est l un des poste-frontiere terrestre les plus difficiles a franchir pour les touristes. De plus, les Chinois considerent ce col comme etant reserve au trafic local. Malheureusement, les mauvaises nouvelles continuent. Le col est apparemment toujours ferme. C est le cas depuis les JO de Beijing. Le col ferme le week-end, quand il y a trop de neige et durant tous les jours feries et autres grands evenements...

Des lors, plus qu une solution: retourner sur Bishkek et soit voler sur la Chine, soit essayer de franchir un autre col, l Irkeshtam, depuis Osh. Nous avons decide d opter pour Osh et avons entame nos recherches. Au moment de reserver nos vols sur Osh, notre contact nous a appris que le Torugart venait d ouvrir! Que d emotion! Nous avons alors prepare notre itineraire en deux temps trois mouvements pour le lendemain, mardi 23 septembre. Le depart a ete fixe a 6h du matin. Nous n allions donc pas passer par les mines de la Moria mais bien par le col! Le baton de Gandalf ne serait donc pas necessaire...


6h precises, notre periple s est poursuivi vers Tash Rabat, un caravanserail splendide perdu dans les montagnes. Notre chauffeur, un Kirghiz tres sympa mais ne parlant pas du tout anglais nous a conduit plusieurs heures durant sur une route effroyable, poussiereuse et envahie de poids-lourds a destination du Torugart. Notre petite Audi de plus de 300,000 km au compteur a bien tenu le coup jusqu au moment fatitique de la panne... Crevaison! Heureusement, notre chauffeur, prevoyant, avait 2 pneus de secours. Ouf! Apres avoir bouffe la poussiere des camions, nous sommes repartis de plus belle. Check-point kirghiz, route de plus en plus cahotique, nombreux camions en panne, cheval malchanceux, ce col se merite! Nous avons bien cru ne jamais arrive au poste-frontiere kirghiz.

C est alors qu a notre vue s est offerte une file d attente de plus de 1 km de camions! Nous avons du emprunter les bas-cotes de la route pour les passer et se rendre au controle douanier. Les kirghiz, tres sympas, ne nous ont pas cause de probleme. Notre chauffeur, un vieux de la vieille les connaissait tous. Et hop, en route pour le no man's land, infranchissable a pied. Nous avons alors atteint le sommet du col, domine par une tour de controle chinoise munie de cameras. La, quelques 4x4 attendaient leurs clients venus de Chine. Nous etions evidemment les seuls touristes a passer du Kirghistan vers la Chine... et apres plus de deux heures et demie d attente, toujours rien! Un dernier bus a depose une dizaine de touristes et... miracle, le chauffeur du bus nous a fait signe! Un bus entier rien que pour nous! Nous avons alors pu franchir les barrieres et passer du cote chinois. Mais l aventure ne s arretait pas la...

 
Descente vers le poste frontiere avance chinois: tout comme du cote kirghiz, une horde de camions nous precedait. Une seule solution, les passer tous car ils ne passeraient jamais la frontiere ce jour-la de toute maniere. Seulement voila, passer par les bas-cotes avec un bus, c etait pas pareil! Coups de klaxon, manoeuvres desesperees, le poste n a pas ete facile a atteindre. Et la, et bien mes amis, la fouille totale! Ouverture de tous les sacs, check de tous les contenus, fouille de chaque recoin de nos backpacks. Les soldats chinois ont controle avant tout les livres (evitez les livres avec cartes ou les frontieres actuelles de la Chine ne seraient dument representees) et evidemment les appareils numeriques... Evitez absolument de prendre des photos des postes-frontieres! Ca rigole pas! Evidemment, bibi, il avait pris quelques photos du col (dont celle ci-dessus) et des tours de controls. Mais bibi, il a reflechi et a positionne le visionnage photos plusieurs centaines de shots en arriere et en plus, j avais sorti mon livre de chinois bien en evidence pour tromper l ennemi :-)
Bref, passage reussi, un bon quart d heure pour ranger nos affaires et depart pour le "vrai" poste d immigration, a une soixantaine de kilometres plus loin. Poste-frontiere ultra moderne, douaniers super sympathiques, bref, une formalite. Rare en Chine!

Au final, une aventure extraordinaire mais semee d embuches. Si vous n aimez pas les surprises, la poussiere en plat de resistance, les fouilles completes, le stress, les poids-lourds et les soldats chinois, alors ne passez pas le col du Torugart. Au contraire, si vous etes flexibles, aventuriers et un peu temeraires, alors allez-y, vous en sortirez plein de souvenirs (bons et mauvais)!

Par Lad & Sca
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 27 septembre 2008

6 septembre - 22 septembre 2008

Apres avoir passe la frontiere kirghize sans aucune difficulte, notre minibus a creve! Une sympathique kirghize s'est alors proposee de nous emmener jusqu'au centre de Bishkek. Ouf!
Arrives au centre, nous avons contacter Ishen que nous avons retrouve quelques minutes plus tard en compagnie de Pierre-Andre et Bernard, un ami, grand baroudeur et fin connaisseur du Kirghistan depuis plus de 15 ans.
Nous avons malheureusement appris aussi que le celebre col du Torugart sur la Chine etait toujours ferme. Misere! Bernard nous a alors propose de l'accompagner dans son trek de 12 jours a cheval. Apres quelques minutes de reflexion, nous avons accepte et modifie notre programme! Nous sommes partis le lendemain pour Barskoon, aux abords du lac Issyk-kul. Notre groupe au complet se compose de Mirlan, Mirbek et Sabet (les locaux of course), de Maya et Nina (die Davoser), de Mister Bernard et Pierre-Andre (les Welches) et nous deux (les globe-trotteurs).




Douze jours de trek a cheval! Une premiere pour nous mais tres agreable! Quel spectacle! Camping solitaire dans les montagnes du Tien Shan a une altitude moyenne de pres de 3000m! Nous avons eu un peu de pluie, de la neige, de la grele mais du soleil tous les jours. De prairies verdoyantes, nous sommes passes a des paysages plus montagneux avec un passage de col a 4001m avec les chevaux au Tyuz Pass. Quel effort! Ces chevaux kirghizes ont vraiment une endurance a toute epreuve. Le panorama qui s'est alors offert a nous etait epoustoufflant: une langue glaciere, des montagnes a 7000m et en face de nous le magnifique pic Nansen.



La vallee menant a la ville fantome d'Inylchek (notre point d'arrivee) fut notre paysage pour les derniers jours de trek. Plus aride et plus chaude que la vallee precedant le col, elle est principalement constituee d'alluvions provenant du glacier en amont. Passages sportifs avec du river-crossing! Nos chevaux ont du battailler ferme pour traverser les rivieres, infranchissables le reste de l'annee. Quelle aventure!




Enfin arrives a destination (la lugubre Inylchek), nous avons pris un minibus russe pour revenir sur la ville de Karakol. Nous avons visite un peu les lieux avant de contourner le lac par le nord cette fois. Nous avons fait nos adieux a notre groupe qui retournait sur Bishkek et nous avons pris la route des montagnes vers Naryn, dans l'espoir d'une ouverture du col du Torugart...


Par Lad & Sca
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés