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Jeudi 4 décembre 2008

7 novembre 2008

Kathmandu - Paro... ou le plus beau vol au monde parait-il. Et bien c'est vrai! Une fois notre left window acquise, nous avons decolle avec Drukair, la compagnie nationale du Bhoutan et pu admirer toute la chaine himalayenne! Un vrai bonheur pour les yeux et evidemment, pas un nuage.
La photo ci-dessous vous fait decouvrir juste a gauche de l'aileron le mont Everest une derniere fois encore. Apres 2 petites heures de vol, nous avons atterri a Paro apres une manoeuvre exceptionnelle pour un tel engin car la vallee de Paro est tres etroite... nous avons frole les sapins! En descendant de l'avion, nous avons ete accueilli par des banderolles scandant "We love our kings" (nous aimons nos rois). L aeroport est tout petit tout biquet et on a pu se promener sur le tarmac a notre guise et prendre autant de photos qu'on voulait. Bienvenue au Bhoutan!
 

Par Lad - Publié dans : Bhoutan
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Jeudi 6 novembre 2008

14 jours de marche du 14 octobre au 28 octobre 2008


Kathmandu, comme deja mentionne, c'est le point de depart de tous les treks. Apres quelques achats supplementaires necessaires, nous etions fin prets pour aller a la rencontre des geants de l'Himalaya. Notre petit groupe se composait ainsi des frangins Jonathan et Baptiste de Paris, Fabien et Francoise du Valais (le monde est petit) et de vos deux narrateurs preferres. Notre guide, Chewang, est originaire de la tribu des Sherpas alors que son Sherpa, Sate, est lui originaire de la tribu Rai. Bref, c'est un peu confus, mais on a fait avec.

















Du coup, depart pour Lukla, petit aerodrome perdu dans les vallees himalayenne ou un infortune twin otter s'ecrasait 4 jours avant notre vol... Ca met en confiance! Atterrissage un peu tendu donc sur une piste hallucinante: notre avion a tout d'abord pique du nez vers la piste qui surplombe un mur de rocailles puis redresse, passe la carlingue du defunt twin otter pour se poser en montee! Droit devant nous se dressait un autre mur qui fut magistralement contourne par un habile coup de gouvernail. Du delire cet atterrissage!

De Lukla, nous avons commence a nous enfoncer dans la vallee du Khumbu et sommes passes par quelques villages Sherpas, avons traverse des ponts suspendus avant d'entamer finalement la montee eprouvante et interminable vers Namche Bazar ou nous attendait un jour de repos et d'acclimatation.

De Namche Bazar, nous avons emprunte l'autoroute quelques kilometres avant de bifurquer et laisser tout ce petit monde hors de nos talons. Nous avons suivi la rive gauche vers le lac Gokyo, premier objectif de notre periple. Nous avons alors decouvert un superbe panorama a 4,790m, domine par le fantastique Cho Oyu (8,201m) dont nous avions fait la connaissance cote tibetain deja. Le lac Gokyo ne comptant malheureusement que peu de lodges, jusqu'a 40 personnes ont dormi dans la salle a manger! Autant dire mal dormi! Par chance, nous avions tous une chambre que nous avons partages avec nos guides. La suite allait etre du meme registre puisque les lodges allaient en diminuant au fil du parcours.

Lendemain ensoleille pour un petit test physique et surtout d'altitude pour nombre d'entre nous qui n'avaient jamais passe les 5,000m. L'ascension de la petite butte du Gokyo-Ri allait pourtant etre assez fatiguante mais rejouissante car nous avons alors decouvert un superbe panorama sur plusieurs 8,000m dont le fameux Sagarmatha, ou Everest en langue sherpa.


Ravis de notre premiere grimpette, nous avons ripaille sans nous douter que le col a franchir, le Chola, a pres de 5,400m, allait etre des plus eprouvant. Apres la traversee d'une morraine glaciaire, nous avons passe la nuit dans une lodge tres rustique (lit en pierres) mais sans nos compagnons les souris rencontrees quelques jours auparavant.


Le Chola fut en fait la montee la plus penible et la plus longue. Apres un reveil tres matinal nous sommes partis vers une premiere butte qui evidemment n'etait pas le fameux Chola. De cette butte s'offrait a nous la montee vers le col. Une pente a la verticale, faite de caillasse, ou il etait difficile de voir par ou on allait bien pouvoir passer. La montee, que nous qualifierons de dangereuse (chutes de pierres), s'est faite a l'ombre. Inutile de dire qu'il faisait donc tres froid. L'arrivee au sommet fut des plus merveilleuses cependant: magnifique panorama et glacier en primeur! Que du bonheur. De plus, nous retrouvions notre fameux Ama Dablam que nous avions perdu de vue peu apres Namche Bazar.


Apres avoir foule la neige fraiche, une descente penible nous a emmene vers notre repas de midi ou nous pensions egalement passer la nuit. Mais encore une fois, manque de place, nous avons du ajouter 2h de marche et sommes arrives epuises a notre campement. Heureusement, nous avons eu une journee de marche tranquille pour nous remettre avant d atteindre Lobuche, notre point de depart pour Gorak Shep, au pied de l'Everest.

Apres un peu plus de 2h de marche assez penibles faites de montees et descentes a travers une morraine, nous avons enfin atteint Gorak Shep, a quelque 5,100m. Devant nous se dressait le Kalapatthar, sorte de colline culminant a 5,545m et surnomme le belvedere de l'Everest. Une montee d'anthologie s'annoncait donc. Certains en ont bien bave, d'autres moins mais une chose est sure, nous sommes tous arrives au sommet pour la photo de groupe! La quasi totalite du groupe a ainsi inscrit un personal best a son palmares et nous avons accroche notre drapeau suisse et valaisan confectionne par ma maman au sommet du Kalapatthar! Scarlett avait cousu egalement a nos drapeaux un rouleau de prieres tibetaines. Une fois solidement arrime aux autres drapeaux de prieres, notre Sherpa a "beni" la banderolle par une priere. Moment solennel... Devant nous, un panorama hors du commun avec a notre gauche le Pumori, modeste 7,000 puis le Sagarmatha tronant avec ses 8,848m derriere l'impressionnant mur de glace du Nuptse, le fameux Nuptse Ice Fall. Splendide! Et devinez quoi? ben, pas un nuage, comme d'hab.


L'heure du retour vers Namche Bazar avait sonnee et en quelques jours, nous nous retrouvions a enfin deguster une bonne biere dans ce bon vieux Namche. Nous avons rencontre en chemin des Tibetains venus du (devinez quoi) Tibet pour vendre copies bon marche a Namche. Ce trafic existe depuis tout temps mais fut interrompu durant les olympiades par Beijing... Decidement, ces Chinois, ils font chier vraiment tout le monde et ce meme a de telles altitudes. Sur le retour, nous sommes revenus a la civilisation (que nous n'avions jamais quittee reellement cependant) et avons passe la soiree a Ghat, petit village tres typique ou habite nos guides. De retour a Lukla, en pleine fete des lumieres (en gros quelques danses sympas et beaucoup de petards chinois), nous avons pris notre fameux vol Yeti le lendemain, de justesse (le temps commencait a devenir limite, les autres vols ont ete annules).

Ainsi s'acheve notre periple. Superbe trek, tres bonne equipe de jeunes bien marrants. Temps magnifique et montagnes a couper le souffle. Nous avons decouvert le toit du monde, sur les traces d'Hillary, Tenzing et les autres. A noter que durant notre periple, bons nombres d'accident ont ete relates, dont avalanche a l'Everest, touriste encorne par un yak et heliporte, mort d'un porteur du a l'altitude et le plus funeste, un avion Yeti crache a Lukla. La montagne est impitoyable, meme et surtout pour tous ceux qui l'aiment. Nous regretterons cependant les prix exorbitants pratiques dans les lodges (alors que le Nepal est loin d'etre un pays riche), les hordes de touristes au Nepal et sur ce trek en particulier (bien que nous ne fumes pas autrement genes par cet etat de fait). Par ailleurs, la presence militaire est constante en montagne aussi. Il ne faut pas oublier que ce pays n'est pas des plus stables. Lors de notre passage, un routard francais etait porte disparu dans la region des Annapurnas. Soyons donc prudents et ne sortons pas seuls des sentiers battus. Encore un dernier petit regret: nous n'avons pu apercevoir le Yeti...


Par Lad - Publié dans : Népal
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Mercredi 5 novembre 2008

11 octobre - 06 novembre 2008


Kathmandu, c'est le point de depart de tous les treks de l'Himalaya, mais c'est aussi une capitale haute en couleurs et l'occasion de visiter sa vallee.
La premiere impression lorsque nous sommes arrives ici, c'est le chaos apparent a l'indienne qui semblait y regner. Thamel, le quartier ultra touristique de la ville, est compose de quelques ruelles etroites ou s'engouffrent taxis, rickshaws, motos et bipedes. Le tout en meme temps, evidemment! Concerts de klaxons incessants, pauvres diables vous suppliant de leur donner quelques roupies et autres vendeurs de hashish ont agremente nos journees. A Thamel, on trouve de tout. Si vous avez oublie votre gourde ou vos batons de trek, vous les trouverez ici. La majorite des marques presentes sont des copies mais des magasins officiels ont egalement pignon sur rue. Les vendeurs sont honnetes, il suffit de leur demander s'il s'agit d'un original ou non. De toute maniere, le prix ne trompe pas! Excellents restaurants, bars et cafes internet, boulangeries, tout existe a Thamel. Mais Kathmandu, ce n'est pas Thamel. Nous avons donc decide de suivre un parcours insolite a travers les meandres de cette ville touchante et de nous perdre a dessein a plusieurs reprises dans ses ruelles. Il faut savoir que les richesses de Kathmandu ne sautent pas aux yeux des touristes trop presses de partir en trek. Tous les temples, chorten ou stupa, pagodes et autres merveilles de l'art bouddhiste sont caches dans des ruelles ou enfouis dans des cours interieures. Il n'existe pas de programme de preservation de ces monuments, aussi, les nouvelles batisses ont ete construites faisant fi de ces curiosites. Un oeil vif et afute, un bon guide papier et une envie d'aller a la decouverte de la vraie Kathmandu sont donc necessaires et c'est pour cette raison que nous avons adore cette ville!




Evidemment, Kathmandu, on en fait assez vite le tour finalement. Nous avons donc decide de partir un peu en dehors afin de decouvrir quelqu'uns des plus beaux sites de sa vallee. Premiere etape, Sawanbunath, un enorme stupa situee sur une colline surplombant la ville. Tres joli et surtout une belle ballade de 45m environ depuis Thamel qui nous a fait passer par des quartiers peu frequentes.


Le jour suivant, nous sommes repartis en compagnie de Baptiste et Jonathan, nos amis de trek, pour visiter le plus grand stupa du pays a Buddhanath. Nous avons evidemment decide de tester les bus locaux. Depart de Ratna Park ou il nous a fallu au moins 10 minutes pour trouver le bon bus tellement il y regne un chaos indescriptible (pour nous Europeens, bien sur). Environ une heure plus tard, nous etions en train de siroter un cola bien merite au soleil avec le gigantesque stupa a nos pieds. La suite du programme devait nous mener a Bakhtapur, la plus jolie ville du Nepal dit-on. Nous nous sommes rendus la-bas directement en taxi afin d'eviter de devoir repasser par Kathmandu et perdre une bonne heure au passage. Nous avons emprunte des petites routes et traverse des villages tres typiques! Arrives a Bakhtapur, nous avons paye notre du car il faut savoir que la ville est payante pour les touristes (environ 7 euros) mais cela permet de la preserver et franchement, cela vaut bien ce prix-la. Bakhtapur est une ville de paysans, charmante et tres bien entretenue. Nous y avons vu plein de femmes travaillant comme au champ mais en pleine ville! Nous avons mange d'excellentes specialites Newari en son centre et sommes repartis conquis par notre belle journee!


Au final, Kathmandu n'est pas une ville plus polluee qu'une autre, le chaos qui y regne est finalement assez organise et le fait de devoir partir a la decouverte de centaines de curiosites cachees ca et la nous a vraiment plu. Les habitants sont tres sympathiques et le rythme de vie y est assez tranquille. En plus, apres pres d'un mois passe ici, il faut avouer que nous n'avons pas vu beaucoup de nuages!

Par Lad - Publié dans : Népal
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Lundi 13 octobre 2008

5 octobre - 10 octobre 2008

Apres une nuit un peu mouvementee, un soleil radieux s est leve sur Lhassa. Nous avons admire une derniere fois le Potala en quittant cette ville mythique. Pas un nuage... quelle chance. Direction Kathmandu, capitale du Nepal, sur la seule route reliant les deux pays et initiee par les Chinois: la Route de l Amitie (Friendship Highway). La plupart des voyageurs effectuant ce trajet se retrouvent dans un Toyota Landcruiser, seul type de vehicule pouvant ralier Kathmandu sans encombre. Apres un premier col a 5,200m nous avons atteint le splendide et surrealiste lac Yamdrok aux couleurs hallucinantes. A chaque passage de col, nous avons ete accueillis par des banderolles de prieres qui marquent le sommet du pass. Notre premiere etape s'est achevee a Gyantse, une petite ville charmante peuplee quasi uniquement de Tibetains. Nous en avons profite pour visiter le monastere, magnifique, et flaner dans les ruelles de la vielle ville, authentiques acquarelles de paysanneries d'antan.


Le 2e jour de notre periple nous a fait voyager jusqu a Shigatse, 2e ville du Tibet. Rien de particulier si ce n'est le monastere de Tashilumpo, fief du Panchen Lama, la deuxieme reincarnation de Bouddha apres le Dalai Lama et reconnu comme telle par ce dernier.
En parcourant le haut plateau tibetain (nous sommes constamment entre 4,000 et 4,500m), nous avons pu admirer la paysannerie de l'epoque de nos parents: fauche du ble, tracteurs, chars a boeufs (pardon, chars a yaks!) et autres apparitions ayant disparues de nos contrees. Nous avons passe la nuit a 4,400m dans la petite bourgade de Shegar dans une guesthouse tres sommaire.



Lever vers 5.30 du mat et depart a 6h. Nous avions rendez-vous avec le Qomolangma, sommet des sommets et plus connu sous nos latitudes sous l'accronyme Everest. Arrive au sommet du col de Pangla (5,200m), nous avons attendu frigorifies l'arrivee du dieu soleil. A 8h04 precises, les premiers rayons ont atteint le sommet de la face nord de l'Everest. Spectacle magnifique! Makalu (8,463m), Lhotse (8,516m), Qomolangma (8,848m), Cho Oyu (8,201m) et Shishapangma (8,012m). 5 des plus hauts sommets du monde se sont devoiles a nos yeux eblouis. Une fois rechauffes, nous sommes repartis prendre un petit dej' avant d'attaquer la montee vers le monastere de Rongbuk, plus haut monastere du monde a pres de 5,000m. L'Everest n avait pas bouge depuis son reveil et nous a accueilli de sa plus belle face. Magnifique!


Cependant, une mauvaise nouvelle nous attendait. Impossible de passer la barriere dressee par l'armee chinoise... ces nuls a l'agence avait oublie de checker les permis et il nous manquait 2 stampels... un pour le base camp et un pour quitter la Chine! Apres un stress interminable (enfin si, mais 4h30 d'attente quand meme) et un nombre incalculable d'appels telephoniques, nous avons reussi a obtenir le feu vert du QG miliaire de Lhassa. Nous avons donc pu continuer vers le camp de base de l'Everest et gagner encore quelques kilometres qui nous separaient du geant. Devinez quoi? encore plus beau! Nous avons contemple et contemple encore cette face nord mythique pour un superbe coucher de soleil et avons dormi a 5,100m dans une petite cahute tenue par des tibetains tres sympathiques. Language des signes et rires ont ete de mise :-)


Lever vers 7h30 pour une bonne heure a admirer un 2e lever de soleil sur le mont Qomolangma. Decidement, on ne s'en lasse pas! Nous sommes repartis ensuite pour une longue route vers Zhangmu, derniere ville chinoise avant le Nepal. En route, nous avons pu admirer une derniere fois de loin le geant et le fabuleux Cho Oyu (mon prefere) depuis le petit village de Tingri. Apres un dernier col a pres de 5,200m qui a marque notre adieu au plateau tibetain, nous sommes retombes dans une quasi jungle a la vegetation luxuriante. La route, tres dangereuse, n'en finissait plus. Il faut savoir que les derniers 300km ne sont pas paves et que du aux pluies et innondations, la route est souvent detruite (glissements de terrain). Quelques frayeurs lors de croisements car 200m plus bas, ben c etait bien bas...


Zhangmu est une ville quelconque mais perchee a flan de colline. Nous avons franchi avec une certaine apprehension (rappelez-vous, il nous manquait un stampel pour le passage de la frontiere) les innombrables check-points et finalement la frontiere chinoise. Backpacks bien arrimes, nous avons alors traverse le pont de l'amitie surplombant la gorge reliant les deux pays.

40 dollars pour un visa de 30 jours et un namaste (sorte de bienvenue, bonjour, que dieu te benisse, etc) plus tard, nous voila au Nepal! Changement de decor total: couleurs vives, 10,000 monde dans les rues, motos, 4x4, bus pleins a craquer, bref, l'anarchie a l'indienne! On adore. La descente de la vallee depuis le poste-frontiere de Kodari s'est tres bien deroulee malgre quelques frayeurs sur la route tout aussi defoncee que cote chinois. N empruntez jamais cette route par temps de pluie si vous tenez a la vie!

Quelque 2h plus tard, nous avons atterri a Kathmandu, ville haute en couleurs, a meme latitude que le Caire en Egypte. Imaginez donc la chaleur! Mais quel bonheur de se sentir dans un pays libre, la republique federale du Nepal nouvellement proclamee fin mai 2008 (et hop, au chiottes le king).

Par Lad - Publié dans : Chine-Tibet
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Dimanche 12 octobre 2008

1er octobre - 5 octobre 2008

Lhassa, cite mythique et celeste, perchee a quelque 3,700m et capitale du Tibet. Une ville entouree de montagnes et plateaux a plus de 4,000m, la vraie cite interdite. Comme toutes les peuplades minoritaires de Chine, les Tibetains souffrent de l occupation chinoise. Occupation? Certainement. C est en tout cas le sentiment ressenti en se promenant des les rues de la vieille ville, l authentique Lhasa. La ville est coupee en deux comme l est Kashgar: la nouvelle Lhassa, principalement peuplee de Chinois Han et la vieille Lhassa, tibetaine. En parcourant les sites historiques et les ruelles, on ne peut ignorer la presence marquee de l armee: rondes incessantes, snipers sur les toits, couvre-feu inofficiel vers 22h. Les  boutiques ferment, les rues se vident et le Potala s eteint…


A part cet etat de fait, Lhassa reste une ville extraordinaire! Nous avons voulu commencer par la visite du fameux Potala, oeuvre absolument monumentale et de loin la construction humaine la plus eblouissante que nous ayons pu admirer. La visite s effectue de facon tres controlee avec heure precise d entrée, mais malheureusement, le ticket obtenu etait pour le lendemain! Nous avons donc decide de faire le tour du Potala (dans le sens des aiguilles d une montre), en suivant la foule de pelerins. Moment magique qui nous a permis de rencontrer un devot indien qui avait fait le voyage jusqu ici! Ca a du lui prendre au moins un an…

La visite n etant pas pour le jour, nous nous sommes rendus dans l un des plus celebres monasteres de la secte bouddhiste Gelugpa (les bonnets jaunes), le monastere de Sera (seul ouvert aux occidentaux, les autres etant interdits depuis les emeutes de mars). Monastere magnifique ou ne vivent plus que quelques centaines de moines alors qu ils etaient plusieurs milliers a l epoque. Decidement, la Chine fait des ravages…  Une fois la visite terminee, nous sommes tombe sur nos amis chinois du train et ils nous ont appris que se tenait un debat ce soir-la et qu ils y retournaient. Ni une ni deux, nous avons decide de les accompagner et quelle belle surprise nous avons eu lorsque nous avons vu apparaitre une trentaine de moines dans la cour des debats! Prieres tibetaines en hors d oeuvre suivies de fameux debats en petits groupes. Du grand spectacle!



Le lendemain nous a mene voir enfin la piece maitresse de Lhassa. Quelle splendeur! Apres le Machu Pichu, voila que je realisais mon deuxieme reve: voir le Potala! Moment mystique et tres emouvant. L interieur est superbe mais nous n avons malheureusement pas eu le droit aux photos. L apres-midi s est poursuivi par la visite du Jokhang, le temple le plus important pour les tibetains. Une fois cette visite achevee, nous nous sommes laisses entrainer par la foule pour un tour du Barkhor (succession de ruelles entourant le Jokhang), toujours dans le sens des aiguilles de la montre svp! C etait aussi l occasion de deambuler avec les fervants et les pelerins. Tres prenant!

Dernier jour a Lhassa, journee “shopping” et repos. Nous nous sommes encore laisses entrainer dans le cycle incessant du Barkhor pour trois petits tours avant de rejoindre notre hotel pour les derniers preparatifs avant la fameuse route de l amitie. Un petit souci allait pourtant ternir ce beau tableau… Bibi a du se rendre d urgence a l hopital de Lhassa pour une petite intervention chirurgicale… Pas de panique, tout s est bien deroule et la gentillesse du peuple tibetain nous a fait repartir comme en 14!

 

Par Lad - Publié dans : Chine-Tibet
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Samedi 11 octobre 2008

28 septembre - 1er octobre 2008

Ce qu'il y a d'interessant avec la Chine, c'est que ce pays est IMMENSE!!! Lorsqu'on regarde de plus pres la carte de ce pays, on se dit que Kashgar, a l'ouest, ce n'est pas si loin de Lhassa, au sud-ouest. Pourtant, il faut savoir que la route direct qui relie ces deux villes est reputee assez dangereuse, et surtout, inaccessible aux touristes que nous sommes... C'est pourquoi il a fallu faire le tour! C'est a ce moment qu'il est interessant de zoomer sur la google map que nous avons cree (voir menu a gauche), afin de mieux comprendre les etapes de notre voyage.

Premierement, il a fallu quitter Kashgar et trouver un moyen de rejoindre Urumqi, tout au nord de la Chine, ville la plus eloignee du monde de quelconque point d'eau (mer ou ocean). A la base, nous voulions nous amuser a traverser le desert du Taclamacan en bus: mais le passage du Torugart nous ayant un peu retardes, nous avons decide de nous la jouer tranquille et de prendre le train de nuit direct... rien que 23 heures de trajet! Ces voyages sont toujours sympathiques car les Chinois sont toujours etonnes de voir des occidentaux arriver dans leur cabine. En effet, nous voyageons souvent dans la classe moyenne, qui consiste en cabines de 6 couchettes (lit a 3 etages), avec bien peu de place pour les bagages. Normalement, de jour, les 6 passagers par cabines s'assoient sur la couchette du bas et papotent...et c'est ce qu'on a fait! Heureusement qu'une gentille dame de notre cabine, prof de russe, savait un petit peu d'anglais pour faire la traduction. Et c'est la que les chinois se lachent pour nous poser plein de questions: quels sont les pays que nous avons deja vus, quel est notre salaire, quelle grandeur a la Suisse, etc. Et vu qu'ils trouvent les occidentaux tres grands, ils s'amuserent meme a comparer la grandeur de leurs mains avec celles de Loic! Et pour finir, ils nous ont avoues trouves les occidentaux tres beaux, avec leurs grands yeux...

Arrives a Urumqi, nous avons passe la nuit dans une guesthouse avant de repartir a l'aube pour prendre l'avion et rejoindre Xining, un peu plus a l'est, point de depart pour prendre un des cinq trains qui relient la Chine centrale au Tibet. Deux heures de vol plus tard, nous arrivons enfin a atteindre notre "contact" cense nous donner nos billets de train et nos permis tibetains. Eh oui, on ne va pas au Tibet sans permission! Il faut une quantite de stamples (timbres), et surtout il y a obligation de passer par une agence pour atteindre la cite interdite... Mauvaise surprise: Loic et moi ne sommes pas dans la meme cabine... Snif boo! Sachant que cette fois ci nous avions choisi de voyager dans la classe superieure, a 4 couchettes molles, on etait un peu decus... Mais finalement, on a fait des rencontres tres agreables: les 3 personnes partageant ma cabine ont ete adorables, et Loic a squatte durant la majeure partie du trajet. Parmi eux, il y avait un jeune producteur de publicites venant de Hong Kong et ayant etudie pendant 7 ans a Londres, ce qui, a nouveau, facilita la communication! Le couple de Guangzhou (Canton) se debrouillait aussi pas mal en anglais, heureusement, car y a pas a dire, Loic et moi on ne cartonne pas en chinois! En tout cas, nous avons eu beaucoup de plaisir a discuter avec ces gens, tres differents des chinois du nord. D'ailleurs, nous nous sommes revus tous les soirs pour souper a Lhassa!

Bref bref, le trajet de 26 heures entre Xining et Lhassa etait une merveille. On s'est reveille tot afin de profite des magnifiques plateaux a plus de 4000m avec vue sur des pics allant jusqu'a 7000m. En arrivant en territoire tibetain, le Namtso, ou lac celeste nous a montre ses plus beaux reflets bleus. Et les yaks sont apparus gentiment. Finalement nous sommes arrives le 1er octobre au soir, apres 3 jours de voyage tres instructif, avec beaucoup de moments humains, c'est vraiment aussi genial que de voir des paysages magnifiques!


Par Lad & Sca - Publié dans : Chine-Tibet
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Samedi 11 octobre 2008

25 septembre 2008

Durant notre sejour a Kashgar, nous avons quand meme profite de la situation geographique de cette ville pour decouvrir un autre morceau de la route de la soie: la route du Karakorum, reliant la Chine et le Pakistan. Ne souhaitant pas se ruiner a faire un tour prive en jeep, nous avons opte pour un tour organise a la chinoise... Minibus avec 12 chinois, une australienne et nous deux! Ha lala, on est vraiment differents, y a pas a dire! Alors que nous, les trois occidentaux, n'attendions plus que la destination finale, le lac Karakul devant le Muztagh Ata culminant a 7546m, le minibus chinois ne cessait de faire des arrets pour acheter des souvenirs... et les touristes chinois achetaient tout ce qui etait propose!



Prenant notre mal en patience, nous avons tout de meme ete recompenses par des paysages a en couper le souffle: les montagnes rouges, les dunes de sable a 3000m d'altitude, et la fameuse chaine de montagnes du Pamir, magnifique. Que faire a part rever d'escalader ce sommet majestueux ?


Par Sca - Publié dans : Chine-route de la soie
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Samedi 11 octobre 2008

23 septembre - 30 septembre 2008

Suite a nos aventures montagneresques, nous avions envie de decouvrir une autre partie de la Chine, tout a l'ouest: Kashgar. Ville oasis, elle a longtemps ete un haut lieu de rencontres des marchands voyageant sur les routes de la soie. Aujourd'hui, elle se bat pour maintenir un peu de sa culture. Effectivement, on n'y rencontre pas des chinois comme on les imagine (le peuple Han) mais bien des Ouigour, peuplade minoritairequi nous projette dans l'ambiance de l'Asie centrale musulmane. La Chine est si grande, comment gerer tant de cultures differentes? Beaucoup de confrontations ont lieu entre les autorites chinoises Han souhaitant moderniser leur pays et les minorites souhaitant maintenir leur culture. Il y a de quoi reflechir...

Projetes dans cette ambiance ouigour, en pleine periode de Ramadan (fete musulmane), nous nous sommes tout de suite sentis tres a l'aise dans la vieille ville de Kashgar. On y a decouvert des artisans pratiquant des metiers manuels qui n'existent plus chez nous, ainsi que des marches colores dans les rues. Une petite visite guidee des quartiers habitables de la vieille ville nous a fait realise combien il etait important pour ce peuple ouigour de se battre pour leur culture.

Petite anecdote encore sur la langue ouigour: auparavant, leur langue utilisait l'ecriture latine?romaine, comme nous. Mais dans les annees 1960, Mao qui dirigeait la Chine pendant l'epoque communiste, decida de changer leur ecriture: les ouigour devaient alors utiliser l'ecriture arabe... Et pourquoi? Mao ne souhaitait pas que les Ouigour soient favorises par rapport aux Chinois Han pour l'apprentissage de l'anglais et des autres langues de l'ouest... C'est fou non? Voila donc ce que ca donne sur les panneaux de la ville (voir photo)...

Nous avons donc "vecu" cette culture durant pres d'une semaine, et nous nous sommes regale tous les soirs pour tellement peu d'argent (60 cts le plat typique!) dans une ambiance superbe! Le pain arabe ne coutait que 20 cts, ainsi que la tranche de melon juteux que nous aimions tant prendre pour dessert... C'est sur, on a adore!
Notons que Kashgar est surtout connu pour son marche du dimanche... mais disons-le franchement, ce n'est vraiment pas ce que l'on a prefere! Le marche de la vieille ville, present tous les jours etait bien plus authentique... Regalez vous avec les yeux en regardant les photos, enfin avec description!

Par Sca - Publié dans : Chine-route de la soie
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Vendredi 3 octobre 2008

23 septembre 2008

Naryn... une petite bourgade perdue dans la montagne de laquelle nous avons espere passe le fameux col du Torugart. Apres une bonne nuit de sommeil dans une guesthouse ou le language des signes fut de rigueur, nous avons cherche les dernieres nouvelles sur l ouverture du col. Il faut savoir que le col du Torugart est l un des poste-frontiere terrestre les plus difficiles a franchir pour les touristes. De plus, les Chinois considerent ce col comme etant reserve au trafic local. Malheureusement, les mauvaises nouvelles continuent. Le col est apparemment toujours ferme. C est le cas depuis les JO de Beijing. Le col ferme le week-end, quand il y a trop de neige et durant tous les jours feries et autres grands evenements...

Des lors, plus qu une solution: retourner sur Bishkek et soit voler sur la Chine, soit essayer de franchir un autre col, l Irkeshtam, depuis Osh. Nous avons decide d opter pour Osh et avons entame nos recherches. Au moment de reserver nos vols sur Osh, notre contact nous a appris que le Torugart venait d ouvrir! Que d emotion! Nous avons alors prepare notre itineraire en deux temps trois mouvements pour le lendemain, mardi 23 septembre. Le depart a ete fixe a 6h du matin. Nous n allions donc pas passer par les mines de la Moria mais bien par le col! Le baton de Gandalf ne serait donc pas necessaire...


6h precises, notre periple s est poursuivi vers Tash Rabat, un caravanserail splendide perdu dans les montagnes. Notre chauffeur, un Kirghiz tres sympa mais ne parlant pas du tout anglais nous a conduit plusieurs heures durant sur une route effroyable, poussiereuse et envahie de poids-lourds a destination du Torugart. Notre petite Audi de plus de 300,000 km au compteur a bien tenu le coup jusqu au moment fatitique de la panne... Crevaison! Heureusement, notre chauffeur, prevoyant, avait 2 pneus de secours. Ouf! Apres avoir bouffe la poussiere des camions, nous sommes repartis de plus belle. Check-point kirghiz, route de plus en plus cahotique, nombreux camions en panne, cheval malchanceux, ce col se merite! Nous avons bien cru ne jamais arrive au poste-frontiere kirghiz.

C est alors qu a notre vue s est offerte une file d attente de plus de 1 km de camions! Nous avons du emprunter les bas-cotes de la route pour les passer et se rendre au controle douanier. Les kirghiz, tres sympas, ne nous ont pas cause de probleme. Notre chauffeur, un vieux de la vieille les connaissait tous. Et hop, en route pour le no man's land, infranchissable a pied. Nous avons alors atteint le sommet du col, domine par une tour de controle chinoise munie de cameras. La, quelques 4x4 attendaient leurs clients venus de Chine. Nous etions evidemment les seuls touristes a passer du Kirghistan vers la Chine... et apres plus de deux heures et demie d attente, toujours rien! Un dernier bus a depose une dizaine de touristes et... miracle, le chauffeur du bus nous a fait signe! Un bus entier rien que pour nous! Nous avons alors pu franchir les barrieres et passer du cote chinois. Mais l aventure ne s arretait pas la...

 
Descente vers le poste frontiere avance chinois: tout comme du cote kirghiz, une horde de camions nous precedait. Une seule solution, les passer tous car ils ne passeraient jamais la frontiere ce jour-la de toute maniere. Seulement voila, passer par les bas-cotes avec un bus, c etait pas pareil! Coups de klaxon, manoeuvres desesperees, le poste n a pas ete facile a atteindre. Et la, et bien mes amis, la fouille totale! Ouverture de tous les sacs, check de tous les contenus, fouille de chaque recoin de nos backpacks. Les soldats chinois ont controle avant tout les livres (evitez les livres avec cartes ou les frontieres actuelles de la Chine ne seraient dument representees) et evidemment les appareils numeriques... Evitez absolument de prendre des photos des postes-frontieres! Ca rigole pas! Evidemment, bibi, il avait pris quelques photos du col (dont celle ci-dessus) et des tours de controls. Mais bibi, il a reflechi et a positionne le visionnage photos plusieurs centaines de shots en arriere et en plus, j avais sorti mon livre de chinois bien en evidence pour tromper l ennemi :-)
Bref, passage reussi, un bon quart d heure pour ranger nos affaires et depart pour le "vrai" poste d immigration, a une soixantaine de kilometres plus loin. Poste-frontiere ultra moderne, douaniers super sympathiques, bref, une formalite. Rare en Chine!

Au final, une aventure extraordinaire mais semee d embuches. Si vous n aimez pas les surprises, la poussiere en plat de resistance, les fouilles completes, le stress, les poids-lourds et les soldats chinois, alors ne passez pas le col du Torugart. Au contraire, si vous etes flexibles, aventuriers et un peu temeraires, alors allez-y, vous en sortirez plein de souvenirs (bons et mauvais)!

Par Lad & Sca - Publié dans : Kirghizie
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Samedi 27 septembre 2008

6 septembre - 22 septembre 2008

Apres avoir passe la frontiere kirghize sans aucune difficulte, notre minibus a creve! Une sympathique kirghize s'est alors proposee de nous emmener jusqu'au centre de Bishkek. Ouf!
Arrives au centre, nous avons contacter Ishen que nous avons retrouve quelques minutes plus tard en compagnie de Pierre-Andre et Bernard, un ami, grand baroudeur et fin connaisseur du Kirghistan depuis plus de 15 ans.
Nous avons malheureusement appris aussi que le celebre col du Torugart sur la Chine etait toujours ferme. Misere! Bernard nous a alors propose de l'accompagner dans son trek de 12 jours a cheval. Apres quelques minutes de reflexion, nous avons accepte et modifie notre programme! Nous sommes partis le lendemain pour Barskoon, aux abords du lac Issyk-kul. Notre groupe au complet se compose de Mirlan, Mirbek et Sabet (les locaux of course), de Maya et Nina (die Davoser), de Mister Bernard et Pierre-Andre (les Welches) et nous deux (les globe-trotteurs).




Douze jours de trek a cheval! Une premiere pour nous mais tres agreable! Quel spectacle! Camping solitaire dans les montagnes du Tien Shan a une altitude moyenne de pres de 3000m! Nous avons eu un peu de pluie, de la neige, de la grele mais du soleil tous les jours. De prairies verdoyantes, nous sommes passes a des paysages plus montagneux avec un passage de col a 4001m avec les chevaux au Tyuz Pass. Quel effort! Ces chevaux kirghizes ont vraiment une endurance a toute epreuve. Le panorama qui s'est alors offert a nous etait epoustoufflant: une langue glaciere, des montagnes a 7000m et en face de nous le magnifique pic Nansen.



La vallee menant a la ville fantome d'Inylchek (notre point d'arrivee) fut notre paysage pour les derniers jours de trek. Plus aride et plus chaude que la vallee precedant le col, elle est principalement constituee d'alluvions provenant du glacier en amont. Passages sportifs avec du river-crossing! Nos chevaux ont du battailler ferme pour traverser les rivieres, infranchissables le reste de l'annee. Quelle aventure!




Enfin arrives a destination (la lugubre Inylchek), nous avons pris un minibus russe pour revenir sur la ville de Karakol. Nous avons visite un peu les lieux avant de contourner le lac par le nord cette fois. Nous avons fait nos adieux a notre groupe qui retournait sur Bishkek et nous avons pris la route des montagnes vers Naryn, dans l'espoir d'une ouverture du col du Torugart...


Par Lad & Sca - Publié dans : Kirghizie
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