Rapa Nui, ou ile de Paques car decouverte le jour de Paques par un navigateur hollandais, est le coin est du
triangle polynesien forme encore par la Nouvelle-Zelande et Hawaii. Rapa Nui, le nombril du monde, est une petite ile perdue dans l’immensite du Pacifique, a plus de 4000km de Tahiti et 3700km
des terres chiliennes, peuplee par les Polynesiens debarquant de leurs canoes. La seule ville de l’ile, Hanga Roa, compte quelque 4000 habitants alors que l’on denombre plus de 3000 chevaux
sauvages sur le territoire. Alors qu’est-ce qui fait de Rapa Nui une destination si unique?
Ce sont ses Moais! Les Moais sont des statues de pierres representant les ancetres qui ont ete sculptes dans les
entrailles du volcan Rano Raraku, dit le berceau, et deplaces sur leurs autels de facon encore mysterieuse et non prouvee.
Rapa Nui, outre ses Moais, est aussi celebre pour son culte de l’Homme-Oiseau. Des guerres de clans ayant eu lieu (entrainant de facto la fin du culte des ancetres et l’abandon de tout
interet dans la construction des Moais), il fallait trouver un nouveau systeme capable de satisfaire les habitants de l’ile en terme de gouvernance. C’est alors qu’est nee une competition, la
Tangata Manu, qui reunissait un representant par clan, et a l’issue de laquelle le vainqueur devenait le nouveau chef de l’ile pour un an. Cette competition de malades consistait a devaler les
faces abruptes du volcan Rano Kau jusqu’a la mer, de nager jusqu’a la petite ile en face et a attendre le premier oeuf de l’oiseau nomme Manu Tara. Le premier a revenir avec un oeuf intact au
sommet du volcan donnait a son clan le titre d’Homme-Oiseau. Il faut voir les pentes du volcan pour y croire! Bon nombre de candidats perissaient durant la course, par chutes, noyades ou devores
par les requins. Ce volcan est par ailleurs de toute beaute, un cratere hors du temps, quasiment irreel.
Rapa Nui, c’est aussi une terre tres verte, tres differente du standard polynesien. Il n’y a pas beaucoup d’arbres
ou de palmiers, ceux-ci ayant ete abattus pour servir apparemment de moyen de locomotion aux Moais. Il y a plus de 70 petits volcans sur l’ile, des chevaux sauvages partout et des cotes
magnifiques ou viennent se fracasser les vagues du Pacifique. Quelques surfers courageux passent d’ailleurs leur journee a dompter les
rouleaux pres de Hanga Roa.
Rapa Nui, c’est finalement une destination hors du commun, empreinte de mysticisme et de magie, une destination que tout voyageur devrait visiter une fois dans sa vie!
Denis! Denis! Denis! Mais c est qui Denis? Ben Denis c est le papa de Juliette. Mais oui, la Juliette rencontrée a Palawan aux Philippines, Parisienne qui vivait a Singapoure avec son Clement, et
qui etait pote avec un de nos potes! Comment ca vous suivez pas?
Bref, Denis fut notre grande surprise a notre arrivee a Papeete sur l ile de Tahiti. Imaginez, en tant que routards, on avait prevu de prendre le bus local plutot que le taxi pour aller a notre
pension (car tout le monde le sait, la Polynesie, c est cher!), et voila que quelqu un nous attendait a l aeroport avec une petite pancarte marquee de nos noms, et un collier de fleurs de tiare
illustrant le vrai accueil polynesien. Aaaaaahhh, comme ca fait du bien d etre pris en charge ainsi! C etait Denis! Averti par Juliette de notre arrivee, il s est precipite a notre rencontre.
Apres nous avoir amenes a la pension, il s est empresse de nous proposer des activites sur l ile de Tahiti.
C est ainsi que nous sommes partis faire le tour de l ile en voiture avec lui des le lendemain! Decouverte de Tahiti, avec les nombreuses explications de Denis sur les habitants, l attribution
des terrains, la politique, etc., jusqu au bout de la presqu ile ou se trouve la fameuse vague de surf ‘Teahupoo’. Un excellent sashimi de thon rouge nous a vite rappele que l on pouvait
trouver un succulent poisson sur ces iles. Miam! Les deux journees suivantes ont ete consacrees a la decouverte de Papeete.
Sans plus attendre, Denis proposa de nous emmener cette fois-ci sur le
lagon de Tahiti avec son bateau! Une merveille. Car il faut le dire, la Polynesie francaise est surtout connue pour la beaute de ses eaux. C est ainsi que pour commencer, nous sommes alles a la
rencontre d une colonie de plus de cinquante dauphins installes pres de l ile. Un p´tit bonheur ! Puis nous sommes alles voir les surfeurs, se lancant sur les vagues qui entrent dans le
lagon. L aventure. Ensuite, nous sommes alles visite le port de Papeete, ou des monstres accostent. Superbe. Et finalement, nous avons plante l ancre sur un banc de sable afin de piquer une tete
! Genial.
Alors voila, nous avions omis de visiter l ile de Tahiti il y a 3 ans lors de nos vacances en Polynesie ; et bien cette fois, nous l avons decouverte par la terre et par la mer, grace a notre
'guide' tout particulier. MERCI Denis ! Et merci a Juliette... qui nous a connectes avec son papa qui vit dans les iles. =)
PS: De retour de notre semaine a l ile de Paques, nous avions une journee de libre avant de voler sur les Marquises... Et bien
devinez quoi? On est repartis sur le lagon avec Denis! Et on a a nouveau fait plaisir a nos papilles avec le poisson cru lait de coco sur sa terrasse; y a pire comme programme.
=)
Il est temps de revenir un peu en arriere, car notre decouverte de la Nouvelle Caledonie s est effectuee en deux temps. Avant de nous rendre aux Fiji et a Wallis, nous
avons profite d une semaine de libre a Noumea, capitale de la Caledonie, pour nous adonner aux joies du kite surf, sport de glisse necessitant une planche et un cerf volant. Nous avions déjà
experimente ce sport fun il y a 3 ans en France, mais le vent n avait pas été de la partie. Alors cette fois, nous etions bien motives a devenir autonomes, vu les conditions de vent qu offrent le
lagon de Nouvelle Caledonie.
Et on y est presque arrives ! Presque, car cette fois, le vent n était
pas trop faible, mais trop fort ! Decidement… Ceci dit, nous avons quand meme pu profiter de 3 jours sur les 4 prevus, et nous sommes fiers de nos progres : nous pouvons allegrement
nous sortir de l eau, et glisser autant du cote droit que le gauche. Il ne nous reste plus qu a savoir comment repartir dans le sens inverse sans devoir faire un gros plouf dans l eau, et le tour
sera joue. De belles sensations de glisse et de liberte. Ca nous a meme rappele le feeling snowboard! A voir si c est autant excitant de pratiquer ce sport sur nos lacs
suisses...
Cette premiere semaine a Noumea nous a permis de decouvrir "LA" ville de la Nouvelle Caledonie,
sans pour autant pouvoir nous faire un avis sur la population. Nous avons surtout profite des nombreuses rencontres faites a l auberge de jeunesse de Noumea, pour en apprendre plus sur tous ces
francais qui viennent s installer a l autre bout du monde, sans pour autant etre surs de trouver de quoi vivre ici.Nous en avons quand meme profite pour faire une petite viree dans le sud, la ou la terre est rouge! Le parc de la riviere bleue
nous a enchantes, bien que nous n ayons pas apercu de cagou, l oiseau national!
La Nouvelle Caledonie a de nombreuses facettes. Nous avons pu les decouvrir en long et en large,
a notre retour de Wallis, grace a l avis critique de Xavier, un Valaisan debarque ici il y a un peu plus d un an. De plus, ma Judith preferee et son Dave d amour nous ont fait l honneur de nous
rejoindre pour partager un bout de notre tour du monde ! Alors la, chapeau bas, car la Nouvelle Caledonie, c est loin ! Alors oui, vous l avez bien compris, cinq Valaisans se sont
lances a travers la Grande Terre, autrement nommee « le caillou », et a l assaut des iles de la Loyaute, sans omettre de faire un saut par l ile des Pins. Et ca donne quoi tout
ca ? 1500km de voiture en 6 jours sur le caillou, en passant par : la plage de Poe, celebre pour ses kilometres d eaux peu profondes ideales pour le kitesurf ; Bourail, la
capitale de la brousse ; les transversales, toutes plus sceniques les unes que les autres ; la pointe nord de Poingam ou un menu hallechant nous attendait ; Hienghene
et sa poule, image de la Nouvelle Caledonie ; et finalement Kone, ville d adoption de Xavier, certainement plus connue pour les fameux Burger de Martha et les poulets grilles du bord de
route que pour son enorme chantier d extraction de nickel (ressource principale de la NC). Et sans oublier les nuits fraiches en camping sous les cocotiers, les paysages sauvages agrementes par
un soleil radieux (not a cloud!), et la crampe au poignet a force de saluer tous les gens qui sont en bord de route ou dans les voitures qu on croisait ! C est comme ca que ca se fait
ici…
Petite parenthese culturelle afin de mieux cerner le climat caledonien. Au fil des
kilometres, nous avons appris qu ici les habitants sont divises en trois categories : les Kanaks, vivant en tribus, et continuant a faire prevaloir les lois coutumieres ; les Caldoches,
ou Français s etant installes en Nouvelle Caledonie il y a plusieurs generations ; et les Zoreilles, terme designant les Français « nouveaux arrivants ». Si les premiers vivent
principalement dans la brousse ou sur les iles, on trouve les deux autres surtout dans les villes. Il n a pas ete evident de faire connaissance avec les Kanaks, ceux ci etant plutot reserves, et
surtout n adherant pas au fonctionnement du tourisme. Si les Fiji sont tres bien developpees pour l accueil des touristes, la Nouvelle Caledonie nous a un peu complique la vie : peu d
indications ecrites (car le kanak est une langue parlee et non ecrite) donc pas facile de se reperer ; obligation de reserver tous ses repas (pas evident de savoir si on aura faim ou non 3
heures a l avance !) ; et en plus, ils ont pris le fameux defaut des Français consistant a faire la greve, ce qui nous a bien inquietes lorsqu il s agissait de bloquer les vols d avion
inter iles.
Ceci-dit, il y a des avantages a tout ca. Nous avions rarement vu de tels
paysages sauvages et varies sur Grande Terre. A Ouvea, le lagon encore peu exploite est d une richesse incomparable ou raies et tortues se prelassent gentiment. De plus, la plage de plus de 30 km
nous a tous emerveilles . A Lifou, nous avons pu loger en tribu, sous une paillotte qui laissait passer l eau lors de l orage mais qui se trouvait pres d une plage de sable si blanc qu il
etait difficile de garder les yeux ouverts (Luengoni). Nous y avons aussi decouvert des grottes ou une eau pure nous a accueillis pour une baignade rafraichissante. Et a l ile des Pins, la
ballade en pirogue nous a menee a la piscine naturelle, ou nous avons profite du plus beau lieu de snorkelling (ou PMT, c est comme ca que ca se dit en francais ! Palmes-Masque-Tuba) de la
Nouvelle Caledonie. Le tout fut agremente de plats locaux appetissants tels que la langouste, le crabe des cocotiers, le thon rouge, et meme de la chauve souris !
Alors un tout grand merci a Jude et Dave d etre venus nous retrouver a l autre bout du monde et d avoir amener le fameux « Boursicocotte » qui a agremente les longues soirees (il fait
nuit noire a 18h ici !). Et un merci tout particulier a Xavier, aussi connu sous le nom de Tonton Alain, pour le temps qu il nous a consacre et pour tous les bons
moments !
"Oui allo ? une reservation pour 2 personnes aujourd’hui ? ah oui, j’ai bien votre
reservation sous les yeux mais on est complet… (sur un ton catastrophe) c’est embetant ca, on est complet…"
"Ben oui mais on fait quoi nous alors ? on dort sous un pont ? Y a des ponts a
Wallis ?"
"Ah mais non Monsieur (sur le meme ton catastrophe), y a pas de pont a
Wallis…"
Notre arrivee a Wallis sentait le roussi. Qui connait Wallis ? qui ? bon, rien a
voir avec notre Wallis valaisan, vraiment rien. Wallis et Futuna est donc un territoire d’outre-mer francais (encore un) ou le tourisme n’existe tout simplement pas. Wallis est une ile de
formation volcanique, entouree par un magnifique lagon, un des plus beaux au monde. Futuna, quant a elle, est une plus petite terre situee encore a 230 bornes de Wallis et formee par l’ile de
Futuna et la petite ile adjacente d’Alofi.
Que sommes-nous venus faire ici ? Et bien j’ai connu Wallis grace a mon frere Lionel qui,
en collectionneur de timbres averti, possedait des timbres a l’effigie de Wallis et Futuna. Je n’ai jamais oublie ce nom et du coup, l’occasion etait trop belle pour la rater ! Surtout que
le tourisme y est quasi inexistant, une occasion unique de rencontrer la population locale.
Et
bien parlons-en. Sans logement malgre notre reservation, nous etions donc bloques a l’aeroport. Pas de taxi, pas de bus, rien. C’etait sans compter sur la gentillesse des Wallisiens. A deux
reprises, on nous a propose un lift. Au deuxieme, ayant abandonne l’espoir que notre reservation se transformat en un lit douillet, nous avons accepte l’aide proposee et, en voiture
Simone ! Nos nouveaux amis nous ont meme emmenes dans une petite pension pour petits budgets ! Malheureusement, c’etait pas le bon jour car tous les logements etaient pleins sur l’ile
(reunion de groupes de travail luttant pour la conservation de la nature) mais c’etait sans compter encore une fois sur l’accueil wallisien ! Nos hotes nous ont finalement propose l’annexe
encore en construction a prix reduit ! Vendu !!! Faut dire que Wallis est hyper chere, meme Tahiti semble bon marche a cote… c est vous dire.
Notre hote Atenemo s’est egalement propose pour nous trouver une voiture afin de visiter
l’ile. Nous avons ete voir un garagiste qui loue des voitures et celui-ci, ayant bien compris que nous voyagions budget, nous a propose son meilleur deal, une ford galaxy pourrie de chez
pourrie a la plaque mineralogique du calvados ( !), avec plus de 250,000km a la clef, une boite a vitesse a trois vitesses en etat de marche et le tout bien branlant. Bref, on a cru qu’on
allait planter au milieu de la brousse mais ca a tenu le coup ! Tour de l’ile et visite des villages typiques et des crateres magnifiques de l’ile.La fin de journee nous a permis de faire un petit tour en bateau sur un des motus et de profiter du
magnifique lagon. L’eau y était trop chaude ! Environ 35 C, presque derangeant, c’est fou ca, non ?
Bref, Wallis, c’est une ile vraiment tres accueillante et magnifique. Son nom local est en
fait Uvea, l’ile la plus proche du paradis. Wallis tire evidemment son nom international du navigateur Samuel Wallis qui a decouvert l’ile. Ici, le droit coutumier regne. Les terres
appartiennent uniquement a des Wallisiens, fiers de n’avoir jamais ete colonises et les villages sont gouvernes par des chefs. Il y a ensuite des ministres, qui dependent enfin du roi. Il y a
un roi sur Wallis et deux sur Futuna. Notre sejour a la pension nous a permis de faire la connaissance de Kilisitofo, un ministre de Futuna (la petite ile d’Alofi, c’est la sienne !) tres
genereux et ma foi fort interessant qui nous a permis d’en savoir un peu plus sur cette terre mysterieuse et lointaine !
Nous avons enfin attaque les iles du Pacifique Sud en apprenant que la loi martiale (les militaires prennent le pouvoir sur toute autre loi) venait d etre prononcee aux Fiji. Bon, ca veut dire
quoi au juste ? Et bien, en tant que touristes, pas grand-chose, en fait. Nous n’avons vu aucun soldat nulle part et tout semblait se derouler normalement. Le gros avantage de ce genre de
putsch et de politique instable, ben c’est que la monnaie locale chute mechamment et du coup, une aubaine pour nous ! En plus, il faut le dire, les Fiji sont les iles backpackers par
excellence !
Nous avons donc cible deux archipels d’iles a l’ouest de l’ile principale de Viti Levu, la ou
se rendent environ 90% des touristes. Et tout est fait pour nous faciliter la vie. En effet, c’est du "no worries " pendant deux semaines car tout est pre-paye. Grace a leur système ingenieux,
il est meme possible de reserver son logement depuis le bateau, juste avant de debarquer ! On peut donc aller d’ile en ile avec un pass et s’arreter la ou bon nous semble.
Bref, nous on a choisi d’abord la magnifique petite ile de Mana dans les
Mamanucas. Une ile vraiment tres jolie et aux plages paradisiaques. Nous en avons profite pour passer notre Padi Rescue en plongee et nous avons bien ri avec Robert, notre instructeur
espagnol ! Quel bonheur d’avoir choisi le backpacker du Ratukini : nous y avons trouve en fait une grande famille ou tout le monde parle avec tout le monde et ou les hotes font en
sorte que personne ne s’ennuie ! Evidemment, danses des iles au programme, degustation de Kava (la liqueur locale, suivant une ceremonie de preparation bien specifique et coutumiere) ou
encore course de crabes !
Revenus sur Nadi (ile principale), nous sommes ensuite partis pour le deuxieme archipel :
les Yasawas. A bord du Yasawas Flyer (bateau hop on, hop off), nous avons decide de debarquer sur deux iles differentes, la premiere etant Wayalailai a la tres jolie plage au pied d’une
magnifique montagne et la deuxieme Nucula, dans une baie a l’eau translucide et aux decors coralliens fabuleux. Ces deux semaines de Fiji furent vraiment extraordinaire, tant par le temps qu’il
a fait (not a cloud!) que par les endroits magnifiques que nous avons decouverts. Bref, du farniente a 200 a l’heure pour un accueil vraiment tres chaleureux. Les Fijiens, c’est sur, ont tout
compris au tourisme ! Ils accueillent les visiteurs au mieux (meme leur legendaire Fiji time etait plus un horaire helvetique que vraiment fijien) tout en conservant leurs coutumes et en
les faisant decouvrir aux touristes de facon ludique. Bravo Fiji, Bula !!!
Downunder, c'est le petit nom de cette grande terre la-bas, tout la-bas... l'Australie! Une terre lointaine aux
paysages uniques et magiques, un pays exaltant, un pays fantastique.
Notre (trop) court sejour nous a permis quand meme de parcourir plus de
1,000km en minivan et de decouvrir Sydney. Petit retour en arriere...
Nous sommes arrives a Brisbane, 3e ville du pays et chef-lieu de l'etat du Queensland, un des plus beaux d'Australie. C'est ici que j'ai etudie en 2000, retour aux sources
donc!
Nous avons loue un minivan de backpacker afin de couvrir a notre rythme les routes du pays. Destination le sud,
vers Byron Bay, en passant par les terres et la rainforest. C'est fou le nombre de betes sauvages qu'on peut voir par ici. Pas besoin d'aller a Borneo, ici vous etes servis! L'Australie, c'est la
nature par excellence et les locaux cohabitent avec lezards en tout genre, araignees, koalas, kangourous, tortues, oiseaux magnifiques ou encore ces vampires nocturnes que sont les
chauves-souris.
Une fois arrives a Byron Bay, les orages nous ont rattrappes et nous avons du fuir vers le nord a la recherche du beau temps. Malheureusement, les pluies diluviennes n'ont que peu
diminuees. Plusieurs villes ont ete bloquees. Ils n'avaient pas vu ca depuis des decennies! L'avantage du minivan, c'est qu'on a pu viser le trou ou le soleil s'engouffrait le plus et c'est la
qu'on a ete! Smart isn't it? Les belles plages de Noosa et Mooloolaba nous ont enchantees et on a bien pu se reposer au moins! Suite du voyage, la belle Sydney!
Et Nous y voila enfin! 3e retour en terres australiennes et 3e passage par cette ville de magie. Apparemment, tous
les 9 ans, je reviens par ici. Et cette fois, Sca est la pour decouvrir avec moi ces paysages grandioses et cette fantastique city.
Sydney, c'est une ville a taille humaine mais qui a tellement a offrir. Bien sur, c'est le fameux Opera House,
mondialement connu, le symbole de la nation. C'est aussi une des plus belles skyline du monde. C'est encore un pont enorme et splendide qui surplombe la baie. Sydney, c'est aussi la plage. La
plage? et oui! Une petite demi-heure de bus et hop, on se retrouve a Bondi Beach. Un arc de cercle en guise de plage, des vagues extra pour le surf et une esplanade super jolie. La vue est
grandiose. C'est ma plage preferree, celle-la meme qui avait accueillie les matchs de beachvolley durant les JO en 2000. Ca a beaucoup change depuis mon dernier passage. Tout est plus clean, tout
a ete remodele mais le resultat est la! Deguster un bon cafe sur une terrasse face au pacifique avec les magasins Rip Curl, Billabong, Roxy et les autres, que demander de
plus!?!
La visite de l'autre fameuse plage, Manly, ne nous a pas autant plu que Bondi. En effet, meme si elles etaient
quasi ex-aequo il y a 9 ans, aujourd'hui, Bondi est a des annees lumieres devant! Yahoo! Vive Bondi!
Se promener le long de Circular Quay en direction de l'Opera a evidemment ete l'un des points forts de notre
visite. Un passage dans le jardin botanique, superbe, et la visite du Taronga Zoo alors? Extra! Ce zoo est magnifique et la vue sur Sydney absolument hallucinante!
Enfin, cela fait 9 ans que je parle du fameux T-bone steak deguste dans le quartier des rocks... et bien on a
retrouve le resto et on a deguste un succulantissime tournedos! Miam!
Sydney... elle a bien change en 9 ans mais elle est restee elle-meme: sans doute la plus agreable et la plus belle
city au monde, tout simplement Sydney.
On en avait bien besoin, des vacances! Bali, petite ile indonesienne tres particuliere puisque enclave hindouiste (tres different de celui de l'Inde toutefois) dans le pays qui compte le plus de
musulmans au monde. Bali, c'est une terre de volcans, de rizieres et de plages. Mais Bali, c'est avant tout une destination surf! Et oui, les vagues la-bas sont nickel et on peut s'adonner a ce
sport pour pas cher du tout: en effet, les locations par les balinais de planches sont legions sur le bord de plage (pas besoin donc de depenser des fortunes dans les ecoles de surf).
Bon, on le fait vraiment pas expres, mais la, on est retombe sur un nouvel-an! Le nouvel-an balinais a aussi la particularite d'etre un jour sans bruit... il s'agit du silent day. Et bien
figurez-vous que pendant cette journee, Bali cesse de vivre. Plus une voiture, plus personne dans les rues, plus un surfeur dans l'eau. Obligation de rester dans son hotel toute une journee! Faut
donc prevoir un logement avec TV!
Mis a part la vibrante Kuta, mega touristique et toute dediee au surf et au bronzage, nous avons decide de louer
une petite voiture (a CHF12 par jour, ca vaut le coup) et de partir a la decouverte de l'ile. Deux jours qui nous ont menes dans les rizieres pres de Ubud, charmante bourgade typiquement
balinaise mais bien touristique aussi, et au pied des volcans de l'ile dont le magnifique Gunung Batur.
Ce fut egalement l'occasion de visiter le temple le plus sacre de l'ile, Besakih, flanque au pied du Gunung Agung, le plus haut volcan de l'ile. A Ubud, nous avons assiste a un spectacle de
danse typique mettant en scene les dieux balinais de l'hindouisme. Vraiment impressionnant.
Alors Bali, finalement, ca vaut le coup? Et bien, les balinais en general, franchement, ne sont pas tres sympathiques. J'entends par la qu'ils s'emportent vitre et ne sont pas du tout
commercant.s Bref, le sourire balinais ne se forme qu'a la vue des dollars, dommage. Nous en avons rencontre d'autres, toutefois, qui etaient tres sympas et nous ont bien aides a trouver notre
chemin dans cette circulation demente. En plus, Bali, ca sucre le touriste: visa et taxe de depart exorbitants. Alors Bali, faut le prendre comme une destination soleil et fun et aller s'essayer
au surf, s'etendre sur la plage pour griller comme une saucisse et apprendre le suedois. Kuta, c'est aussi l'occasion de manger pour rien ou pas grand chose et c'est delicieux! Bref, ambiance
vacances! La plage, en plus, est vraiment magnifique. Et oui, pour tout ca, Bali ca vaut le coup!
Nous voici arrives sur la fameuse ile de Borneo, partagee entre 3 pays: l'Indonesie (Kalimantan), la Malaisie (Sabah et Sarawak) et un des plus petits etats au monde, le
Brunei.
C'est a Kota Kinabalu, le chef-lieu de la province de Sabah, que nous avons retrouve notre cher ami Yann, parti
lui aussi en tour du monde! Chaleureuse retrouvailles autour d'une bonne biere bien sur et programmation des jours a suivre. La premiere deconvenue allait venir vite avec un de nos objectifs de
l'ile, l'ascension du mont Kinabalu dominant tout Borneo (4000m): impossible de gravir la montagne sans passer par les lodges qui ont un monopole sur les permis et bien sur, faut booker des
mois a l'avance! Super! On a donc decide de laisser tomber momentanement et de tenter notre chance cranement le jour ou on serait sur place. Direction donc l'est de Sabah pour plonger dans des
eaux feeriques. Apres un petit vol et une heure de minibus, nous avons debarque dans la ville pourrie de Sanporna, point de depart pour la fameuse ile de Sipadan, decrite par le commandant
Cousteau comme ayant une des vies marines les plus riches au monde! Rien que ca! Les premieres plongees ont ete effectuees toutefois sur une ile voisine, Pulau Sibuan, car evidemment, pour
Sipadan, faut des permis et booker a l'avance! Pour ce coup, on nous avait mis au parfum (merci Flo) et donc reserve avant. Plongees magnifiques qu'on appelle "muckdive" dans le jargon, a
savoir qu'on ne voit pas du "gros" mais du minuscule! Passionnant! Le jour suivant a evidemment fait place a Pulau Sipadan par un temps magnifique. Pas moins de 20 tortues en une plongee! a en
devenir blase (non je rigole, on adore les tortues, si si). Des requins, des Napoleons, des Jackfish, des barracudas, etc. La grande classe. Notre ami au bonnet rouge ne s'etait donc pas
trompe!
Suite du programme, nous sommes remontes en bus vers la toute aussi decrepite Sandakan afin
d'organiser une viree dans la jungle pour aller voir les singes et potentiellement la reproduction des tortues sur... l'ile aux tortues. Et bien non! Devinez quoi? Ben pour les tortues, il
aurait fallu disons booker a l'avance. Bref, et pour la jungle, ben faut passer par des agences et ca douille grave! Bonjour le backpacking a Sabah!!! Du coup, on a paye un peu moins mais pas
mal quand meme pour aller dans un centre de conservation des Orang Outangs... enfin le pluriel est abusif car on en a vu qu'un! et oui, un seul malheureux Orang Outang.
Super!
Notre retour sur Kota Kinabalu fut plus rapide que prevu car notre stop au mont Kinabalu (vous savez, la fameuse montagne)
n'aura dure qu'une petite heure (ben ouais, pas de place).
Comme il nous restait donc quelques jours a tuer et qu'on avait toujours pas vraiment vu la jungle, on a decide
de se rendre dans ce tout petit pays au sultan super mega riche: le Brunei!
La, on a booke un tour bien cher et nous sommes partis dans la jungle primitive jamais touchee par l'homme depuis
la nuit des temps. Pour y arriver, speedboat a travers les meandres de la mangrove et puis petite barque a moteur pour remonter le fleuve. On a pu ainsi contempler notre jungle depuis une
espece d'echafaudage qui nous a emmenes au-dessus de la cime des arbres. Impressionnant! Faut avoir l'oeil pour pas louper une marche! Le soir meme, night safari a la recherche des singes Proboscis (le king de Borneo car espece endemique) au gros
nez. On en a vu pas mal, ainsi que des petits crocodiles. Tres sympa. Sinon, le Brunei, ben y a pas grand chose a y faire.
Notre dernier jour sur Sabah sera couronne par une splendide journee sur la petite ile de Mamutik, a 15 minutes de bateau de Kota Kinabalu. Snorkling et bronzette parmi les lezards geants avec
vu sur le mont Kinabalu (vous savez, cette colline super chere et impossible a grimper sans booker a l'avance) et hop on reprenait l'avion direction la province de
Sarawak.
Kuching, chef-lieu de Sarawak, fut bien la premiere ville de Borneo a nous laisser une bonne impression. Tres
jolie et calme, enfin! Nous sommes partis cette fois-ci a la routarde dans le parc national de Bako. Sarawak semble en effet bien plus facile pour organiser son voyage soi-meme et pas cher.
Nous avons parcouru plusieurs kilometres de jungle, vu des serpents, des oiseaux et... et? des Proboscis!!! A la pelle! Une colonie avec laquelle on s'est retrouve nez-a-nez (ah ah, surtout
qu'ils l'ont tres gros). Ils etaient a peine a 2m de nous! La grande classe avant de passer une bonne nuit dans le parc avec les moustiques et une chaleur insoutenable.
Borneo, une ile au nom mythique mais qui finalement n'a pas grand chose de ce qu'on imaginait. La Malaisie reste un pays tres developpe et le management du tourisme de la province de Sabah nous
a beaucoup deplu. Ceci dit, la nature est belle et de la voir dans son etat le plus primaire fut une merveille!
25 fevrier - 7 mars 2009
Palawan et l'archipel de Barcuit nous avait montre la beaute des eaux philippinos; le nord de Luzon et le nord des Vizayas nous reservaient deux autres belles surprises!
Et ces nouvelles aventures, nous les avons partagees avec Florina, venue nous rejoindre pour cette periode de 10
jours. Premier destination: Banaue, au nord, populaire pour ses plantations de riz en terrasses, vieilles de 2000 ans! Suite a une nuit passee dans le bus “Florida” (et non “Autobus”, a eviter,
pourave et plein de cafards!), nous avons ete accueillis en altitude par une brume epaisse qui nous a reprojette dans nos mesaventures de Sapa au Vietnam... Souvenez-vous, nous avions passe 3
jours dans le brouillard, sans voir a plus de 2 metres! Fort heureusement, la brume s'est vite dissipee, et cette fois ci, nous avons pu nous emerveiller devant les paysages verdoyants (ou
presque) de cette region.
Nous avons vu les plantations de riz en terrasses sous tous ses aspects. Tout d'abord, en ballade a pied aux
alentours de Banaue, avant de se rendre aux points de vue, et de se laisser tenter par notre chauffeur de tricycle Jesse d'aller jusqu'a Hapao, ou les plantations etaient plus vertes qu'a
Banaue... Quelle expedition! A quatre sur un tricycle, sur une route caillouteuse pendant plus d'une heure, il fallait nous voir nous accrocher et nous demander si ca valait vraiment la peine
de se briser le coccyx pour quelques terrasses! Et bien oui, c'etait vraiment superbe! La vallee de Hapao plante son riz plus tot qu'a Banaue, du coup, les terrasses etaient bien plus vertes et
plus jolies. En plus, on a bien rigole! =)
Suite a cette journee bien remplie, nous n'en avions encore pas assez, c'est pourquoi nous avons opte pour un
trek de 2 jours a travers les plantations de riz en terrasses. Nous sommes partis avec notre guide Joel, tres prevenant et agreable, et motive a agir pour preserver les terrasses. De bonnes
heures de marche nous ont mene a travers la foret et le petit village de Pula, avant de traverser les rizieres en se balladant sur les murets vertigineux. Attention au faux pas! Une nuit a
Cambulo avec un petit spectacle de chant par les enfants du village nous a remis d'aplomb pour la deuxieme journee, moins chargee en heures de marche, et avec une arrivee splendide sur le
village de Batad! Ca y est, nous etions satisfaits de notre sejour au nord et ravi d'avoir pu decouvrir une merveille naturelle avec le soleil! La pluie n'est arrivee qu'une fois a l'abri a
Batad...
De retour a Manille par le bus de nuit, nous nous sommes directement envoles pour Legaspi, dans les Vizayas,
point de depart pour rejoindre la baie de Donsol. Ce nom ne semblera familier qu'aux plongeurs et a ceux qui revent de voir... les requins-baleines! La baie de Donsol est un paradis pour ces
plus gros requins au monde, totalement inoffensifs, qui se nourrissent de planctons uniquement. Les planctons qui rendent l'eau trouble (3-5m de visibilite) se multiplient durant les mois de
fevrier a mai, ce qui attire les requins-baleines dans cette baie. Afin de nager avec ces “Butanding”, l'office du tourisme affrete des bateaux de 7 touristes, d'un guide et de trois membres
d'equipage qui se chargent de reperer les bebetes. On ne peut pas plonger dans cette baie, tout se fait en masque-tuba-palmes (snorkelling) afin de proteger ces animaux et de ne pas trop les
deranger... Pas forcement evident de reglementer cette activite avec le nombre toujours croissant de touristes qui s'interesse a ces poissons!
Ceci dit, c'etait vraiment une experience incroyable: lorsqu'un requin-baleine est repere par l'equipage, il faut etre pret a sauter et nager le plus vite possible pour apercevoir
ces monstres inoffensifs! A cet endroit les requins baleines mesurent entre 8 et 12 metres, deja pas mal! Et carrement fou lorsque l'on ne s'attend pas a voir cette grande bouche plate nous
foncer dessus et passer juste au dessous de nous... Intense! L'experience peut etre tres courte, le requin plonge parfois rapidement vers le fond. Mais, avouons-le, nous avons ete gates! Si le
premier Butanding s'est vite retire, le suivant nous a fait le plaisir de nager tranquillement et rester a la surface un bon moment! Et de meme pour le quatrieme, extrement amical, qui nous a
laisse le contempler pendant de longues minutes. Il faut avoir un bon coup de palmes cependant pour arriver a les suivre! Entre chaque moment intense, il fallait faire de nombreuses rondes en
bateau dans la baie avant de reperer une nouvelle ombre, symbole d'un nouveau moment magique pour nous!
De retour a Legaspi, nous avons passe lajournee suivante a pourchasser un des volcans les plus parfaits au monde, le Mont Mayon. Sa forme est ideale, mais il nous a
fallu etre patients pour le voir jusqu'au sommet, les nuages ayant eu de la peine a se dissiper! Nous lui avons tourne autour. Matinee aux ruines de Cagsawa, ou en 1819, 1200 personnes ont ete
enterrees vivantes dans cette eglise ou elles s'etaient refugiees lors de l'eruption du volcan. Puis grimpette jusqu'a l'eglise en roche volcanique de Daraga: vue superbe, mais les nuages ne
decrochent pas! Puis, suite a un repas excellent de specialites de la region de Bicol, petite viree jusqu'a Tabaco, ou nous nous sommes faits emmener jusqu'a une petite plage de sable noir.
C'est la que notre patience a ete recompensee, et que le sommet du volcan en fumee s'est devoile a nous: panorama idyllique! Y a pas a dire, la nature c'est vraiment beau!
Et voila, nous sommes de retour au present, a Manille, dans un cafe internet. Florina s'est envolee ce matin en
direction de Kuala Lumpur avant de rejoindre l'Inde, et nous, nous partons demain pour Borneo ( Malaysie), afin de continuer nos expeditions nature! La jungle nous attend... avec ses orang
outans et autres sortes de singes celebres!
Voici venir Palau, etat independant depuis 1994, anciennement sous tutelle americaine.
Palau est la mecque de la plongee. Ici on observe du gros et Palau possede parmis les wall-dives les plus impressionnantes au monde. Evidemment tres chere, cette destination nous a amenes a
devoir faire un peu les repas par nous-memes avec les moyens du bord! Ceci dit, cela fait du bien de cuisiner un peu par soi-meme apres 6 mois de restos!
Meme si Koror, la capitale, n'a absolument aucun charme par rapport aux autres iles du Pacifique, c'est surout pour ses Rock Islands qu'elle est fameuse. Chaque jour, nous sommes donc sortis en
plongee pour aller observer les gros poissons et nous reposer sur des iles cachees paradisiaques! Les plongees, souvent en derive, sont l'occasion de penetrer un aquarium geant. Un crochet nous a
permis de nous fixer a la roche afin de pouvoir observer tranquillement la vie sous-marine qui defilait devant nos yeux!
Un vrai bonheur d'etre dans une telle nature aux couleurs splendides!
Palau a egalement une autre particularite unique au monde. Il y a un lac d'eau de mer situe sur une des iles ou des millions de meduses y vivent. Et elles ne piquent pas! En effet, au cours de
son evolution, cette meduse n'a rencontre aucun predateur puisque le lac la coupe du reste du monde. Elle a donc perdu son pouvoir urtiquant! Il est donc possible de nager en compagnie de ces
etres vivants etranges. Une experience absolument unique au monde! Il est difficile de decrire exactement ce que l'on ressent. On est dans un monde parallele, quelque chose de magique, a la fois
intimidant au debut et tellement surprenant! Un des moments tres fort de notre voyage!